Catégorie : Rappels

  • Cours de Hadiths de l’Imam An-Nawawi

    Cours de Hadiths de l’Imam An-Nawawi

    En ce moment dans votre mosquée, chaque vendredi après la prière de Maghrib, le Cheikh Abd-Allah DRAME dispense un cours dédié aux 40 hadiths de l’imam An-Nawawi. L’enseignement est ouvert à tous. Les fidèles sont invités à venir nombreux pour profiter de ce moment d’apprentissage.

    40 Hadiths An-Nawawi
  • Sur le chemin de l’école

    Sur le chemin de l’école

    Professeur Laid BELLATRECHE

     ( إنّما يَخْشَى الله َ مِنْ عِبادِهِ العُلَماءُ ) .   سورة فاطر

    « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah »    Sourate Fatîr (Le Créateur).

    Doit-on rappeler des vertus du savoir alors qu’il est source de tous les mérites et de toutes les lumières ?. Après des vacances bien nécessaires pour se ressourcer vint la rentrée scolaire. Elle s’inscrit dans l’attente, dans un nouvel élan et dans des projets toujours fructueux ambitieux.

    Les vacances ne sont pas qu’une longue récréation mais un projet. Ce distancement par rapport à l’école est indispensable. Il permet le repos mais aussi un certain distancement par rapport à l’établissement scolaire. Cet écart nourrit une nouvelle envie d’apprendre et de se retrouver dans l’aire de l’école.

    La foi est indissociable du savoir. Il suffit de rappeler que le premier mot révélé dans le Coran est « Lis ». Plusieurs autres Versets coraniques et nombre de Hadiths soulignent l’importance du savoir et le confirment.

    En Islam, la quête du savoir,  la recherche, la méditation et la découverte ne sont pas que des agréments  mais de véritables  exercices de foi.

    De ce fait, la vocation et la responsabilité de l’école sont si grandes. Celle des encadreurs, des Professeurs l’est encore davantage. La mission éducative est ainsi entièrement partagée. Le rôle et l’implication des familles sont plus qu’essentiels. C’est cette implication collégiale et cette interaction permanente qui donnent sens à tout enseignement et génèrent des moissons toujours plus généreuses.

    Dans l’espoir de répondre au devoir,  le dialogue et la concertation sont plus que recommandés. On sait si bien que les méthodes d’enseignement sont sans cesse en pleine mutation dans un monde qui subit des évolutions majeures. Plusieurs études mettent en relief l’ennui que vit une grande proportion d’élèves à des niveaux différents. C’est dire que les méthodes doivent continuellement se remettre en cause en vue de rendre l’école plus attrayante et plus apte à atteindre les idéaux qu’elle recherche.  Les spécialistes de l’enseignement mettent au devant ce qui s’appelle aujourd’hui « la pédagogie amusante » : un enseignement qui se fait dans un cadre hautement convivial sans rien perdre en termes de rigueur et de bonnes manières.

    Très sommairement, rappelons de quelques illustres savants dans le monde musulman. Ibn Nafis est considéré comme le géographe de l’Europe.

    Avicenne a excellé dans l’étude des métaux, leur nature et leurs propriétés. Il embrassa bien d’autres domaines de la connaissance.

    Al Bayrouni a eu des découvertes très poussées en physique. Il eut l’ingénieuse idée de comparer la vitesse de la lumière à celle du son. Ibn Khaldûn est un illustre nom dans le domaine de la sociologie dont il est considéré comme le père de cette discipline.

    Le salut des sociétés et le bien-être de chacune et de chacun passera sans doute par l’école.

    Heureux retour à l’école, bonne rentrée scolaire à nos enfants et bon courage à Mesdames et Messieurs les Professeurs et les Responsables de l’éducation.

  • Dar Al-Arqam : L’école qui a formé les Compagnons du Messager (PSDL)

    Dar Al-Arqam : L’école qui a formé les Compagnons du Messager (PSDL)

    Professeur Omar MAHASSINE

    Avant de parler de l’école Dar Al-Arqam où le Prophète (PSDL) formait ses compagnons, façonnait leurs personnalités et reconstruisait leurs identités; il est important de  récapituler la période mecquoise qui a  treize années d’approfondissement de la foi, de défis, de détermination, de patience et de sagesse face aux persécutions des proches et des infidèles.

    Le Prophète (PSDL) a commencé tout d’abord par former un noyau d’hommes et de femmes afin  de pouvoir porter le message et rayonner de ses valeurs. Mais, l’appel à embrasser l’islam et à adhérer à ce nouveau projet de société se faisait de manière secrète. A la troisième année de la prophétie, le Messager de Dieu a reçu la recommandation de propager le Message le plus largement possible et de le proclamer haut et fort.

    Les Quoraïchites ont commencé leur oppression et leur tyrannie contre les Musulmans. Les compagnons ont été frappés, torturés, humiliés et le Prophète (PSDL) également a eu droit aux insultes, aux humiliations de la part des Quoraïchites. Soumaya a connu une mort terrible et pourtant, les compagnons n’ont ni tué Abou-Jahl qui a assassiné Soumaya, ni placé des explosifs en représailles. Il n’y a eu aucun recours à la violence.

    Le Prophète (PSDL) et ses compagnons, quoique sur le droit chemin, n’ont pas imposé leur croyance, ni leur mode de vie, ni leur corps de principes à personne en l’avilissant. L’islam se propose à tous et ne s’impose à personne. C’est également en cette année que Hamza et ‘Omar ont embrassé l’islam. Qoraïche, voyant que les persécutions et les tortures ne faisaient que raffermir la foi des musulmans, donc elles ne donnaient pas les résultats attendus, alors ils ont essayé les négociations et les propositions alléchantes afin d’arrêter la propagation de l’islam.

    De la 6ème à la 9ème année ce fut le blocus des musulmans dans les cols des Bani Hâchem et ensuite l’année du chagrin où le prophète (PSDL) perdait ses principaux soutiens Khadîdja la pure et Abou Tâleb son oncle. Le Prophète (PSDL) a réalisé qu’il n’aboutirait à rien avec les Quoraïchites, il a donc cherché à appeler à Dieu d’autres tribus en dehors de la Mecque. Il n’a pas eu grand succès avec les habitants de Tâ’if. Peut de temps après, il y a eu des rencontres avec des gens de Médine ….

    L’importance de Dar Al-Arqam :

    Comment faire pour consolider la foi des compagnons, les doter de plus de force et de résistance devant les sévices, les persécutions et les tortures des infidèles qui peuvent les ébranler ? Comment faire sauvegarder le moral des troupes ?

    La solution réside dans la formation continue qui fut organisée durant trois années successives dans la maison de Al-Arqam Ibn Abi Al-Arqam. La méthode consistait à rassembler les fidèles pour approfondir  leur foi, intensifier leur spiritualité, éveiller leurs consciences et raffermir leur relation à Dieu. À l’école Dar Al-Arqam,  Les Musulmans ont appris :

    • L’esprit d’équipe : la fraternité, les liens du cœur, l’amour en Dieu, l’entraide et le partage. Ce sont les ingrédients essentiels pour la cohésion et l’homogénéité du groupe.
    • La pureté du cœur et la proximité de Dieu : les assises à Dar Al-Arqam étaient des assises de foi, de science et de spiritualité. Les prières nocturnes étaient réalisées quotidiennement.
    • Une vision globale du projet de société proposé par le Prophète (PSDL) et un engagement sans faille pour porter et défendre ce projet quels que soient les sacrifices.
    • L’importance de l’espoir. Il faut apprendre que le succès commence à pointer aux moments les plus sombres.
    • La maîtrise de soi, la patience, la résistance et la persévérance quelles que soient l’oppression et l’injustice.
    • La pleine confiance en Dieu : les veillés spirituelles, les prières nocturnes, la multiplication des invocations, le dhikr sont très nécessaires pour approfondir cette confiance. L’éducation spirituelle, l’éveil de  la foi  sont des moyens pour retrouver cette pleine confiance en Dieu.
    • Le lieu de rassemblement ou le local est très important pour pouvoir réfléchir, mettre en place des projets et construire une dynamique. Le problème se posait pour le Prophète (PSDL) et les compagnons car Qoraïche ne devait se douter de rien. Le lieu proposé fut donc la maison de Al-Arqam Ibn Abi Al-Arqam qui était un jeune homme de 17 ans. Jamais Qoraïche, n’aurait pensé que ce jeune allait contribuer et risquer sa vie en mettant sa maison à disposition et au service du message.  C’est un acte de don important malgré les risques et un gage de véracité de la part d’al-Arqam.
    • Plus tard, lorsque le prophète (PSDL) et ses compagnons ont fait exode à Médine, et que ceux qui ont fait exode (les mouhajirines) et ceux qui fait accueil (les inçars) ont fraternisé et partagé leurs biens ; le Prophète (PSDL) pour exprimer sa gratitude à Al-Arqam, lui a offert une maison.
  • Ces femmes érudites qui ont marqué l’Islam de leur empreinte

    Ces femmes érudites qui ont marqué l’Islam de leur empreinte

    Dans un contexte où l’islamophobie bat son plein et où les femmes musulmanes se retrouvent au milieu de débats passionnels. Certaines voix s’élèvent pour  interdire l’accès à l’université, l’accès au savoir et à l’émancipation à cause du voile.

     Disons-le sans ambiguïtés : Dans le monde musulman aujourd’hui, les femmes musulmanes sont infériorisées, opprimées, marginalisées et répudiées au nom de l’islam. Pourtant, l’islam n’établit aucunement une hiérarchie entre les sexes.

    Alors, La question se pose de manière insistante : Est-ce que les textes fondateurs de l’islam, en l’occurrence le Coran et la Sunna confirment l’oppression des femmes ? Ou bien c’est la lecture misogyne qui en est faite, qui est responsable de l’infantilisation  des femmes.

    Des coutumes rétrogrades qui ont reléguées les femmes au stade de mineures ignorantes et dociles en leur interdisant l’accès à l’instruction et en leur refusant le droit d’aller à la mosquée.

    La contribution décisive des femmes

    Pour autant, le message de l’islam,  depuis sa première révélation, a conjugué à la fois la libération spirituelle et la libération sociale des hommes et des femmes afin de les sortir du carcan de l’ignorance et leur ouvrir les horizons du savoir. Le savoir est une quête qui incombe au croyant (e) de rechercher tout au long de la vie.[1]

    En se penchant sur l’histoire du monde musulman, nous découvrons l’apport scientifique auxquelles des femmes musulmanes ont contribué. Les historiens ont consacré des ouvrages aux éminentes figures féminines qui se sont illustrées dans le domaine des sciences du hadith, du Fiqh, de l’exégèse, des lettres et de la poésie. Al-Hafid Ibn Hajar, dans son receuil « Al Içâba fi tamyiz aççahaba »[2] rapporte la biographie de 1543 femmes, dont des savantes certifiées, des docteurs de la loi et des  femmes de lettres.

    De même, l’historien As-Sakhawy a recensé  plus de 1000 savantes distinguées dans son ouvrage intitulé « Ad- daw’e allami3 li ahli al qarn attasi3 »[3] (Le rayon doré de l’élite du 9ième siècle). Et bien d’autres qui ont consacré des ouvrages aux femmes ayant brillé dans différents domaines scientifiques tels que l’imam An-Nawawi [4], Al Khatîb Al-Baghdâdi [5] dans son livre « l’histoire de Baghdad », ou encore Omar Réda Kahala [6] dans son « Dictionnaire des femmes savantes célèbres ». Dans son ouvrage de référence « At-Tabaqat Al-Kobra» [7], Ibn Sa’âd consacre une section entière aux femmes savantes.

    Aïcha, figure éminente des sciences du hadith

    Depuis la période du Prophète (Paix et salut de Dieu sur lui), les femmes ont toujours manifesté une soif de s’instruire, d’aller à la quête du savoir et d’exceller dans les disciplines qu’elles pratiquaient. L’épouse du Prophète Aïcha, est l’une des figures les plus importantes dans les sciences du hadith, non seulement en terme de transmission d’un grand nombre de hadiths,  consignés dans le recueil Sahih Al-Boukhari, mais également l’une des interprètes les plus consultées.

    Aïcha, était connue pour son érudition en matière de Coran, de sciences de la religion, de poésie et d’histoire. Urwa Ibn Az-Zoubeir rapporte : « Jamais je n’ai vu personne de plus instruit en matière de fiqh, de médecine ou de poésie que Aïcha »[8].

    Le long des siècles, de nombreuses femmes se sont distinguées en tant que références dans plusieurs domaines du savoir, et étaient  consultées par les étudiant-e-s dans les plus grandes mosquées et universités. Contentons-nous de mentionner quelques noms célèbres de femmes savantes en islam :

      Oum Adardaa : (décédée en 81 H/700) était considérée comme la référence dans les sciences des hadiths et sa notoriété dépassait celle de célèbres savants tels Al-Hassan Al-Basri ou Ibn Sirine. Oum Adardaa enseignait les sciences des hadiths et le Fiqh (droit musulman) dans les mosquées aussi pour hommes que pour femmes.

    Fatima fille de Hussein, fils de Ali : était l’une des femmes les plus savantes,(les plus intelligentes à enlever ) et les plus pieuses de son temps, si bien qu’elle était prise par Ibn Ishâq et Ibn Hicham comme référence pour la rédaction de la biographie du Prophète (Paix et salut de Dieu sur lui).

    Sayyida Nafissa fille d’Al-Hassan : (née à La Mecque en 145/762) était formée auprès de l’imam Malik à Médine. Elle était connue pour son grand savoir et sa rectitude. Elle s’est établie en Egypte, et a créé un cercle académique qui attirait des sommités religieuses de la stature de l’Imam Chafiî, qui se concertait avec elle en matière de fiqh et de sciences de la religion.

    Zaynab fille de Abass : originaire de Bagdad, fréquentait les assises de savoir de cheikh al-islam Ibn Taymia et était reconnue pour ses connaissances en Fiqh.

    Chahda fille d’Al Abari : était une agrégée des sciences du hadith ; plusieurs ulémas de la stature d’Ibn Al Jaouzi et d’Ibn Qudama l’ont eue comme professeure.

    Fatima Al Fihriya Oum Al Banîn : était une savante mais aussi une bienfaitrice, elle a construit la mosquée Al Qarawiyine à Fès au 3ième  siècle de l’hégire. La mosquée faisait office d’université, la première du genre dans le monde musulman.

    De grands savants musulmans ont été formés par des femmes savantes tels que l’Imam Ibn Hajr, formé avec cinquante de ses compagnons à l’école de Aïcha Al-Hanbaliya et celle de Zaineb. L’exégète As-Soyouti, avait comme professeur de Fiqh chafiîte Hajar bint Mohamed.  L’historien Ibn ‘Asaker avait été initié auprès de 1200 savants et 80 savantes. De même que Al-‘Asqalani, Az-Zamakhchary ou encore Ibn Hazm.

    La sclérose culturelle des musulmans

    Les exemples foisonnent de brillantes femmes savantes,  qui ont déclenchés une vraie dynamique d’acquisition de savoirs et de sagesses,  de contributions aux différents champs de la science. Aujourd’hui, la réalité dans le monde musulman est toute autre,  la femme a tout simplement été reléguée en arrière plan, et doit se faire de plus en plus discrète et invisible. Les lectures sclérosées de l’islam et les coutumes aberrantes, qui ont marginalisé la femme, portent une grande part de responsabilité dans la décadence du monde musulman.

    Après ce petit voyage dans l’histoire des femmes savantes dans le monde musulman, certes non exhaustive, mais dont la vocation est tout simplement de sortir du cloisonnement idéologique dans lequel l’actualité immédiate nous enferme. Et où les femmes musulmanes « soumises et stupides » devraient soit se justifier, ou bien s’excuser d’être ce qu’elles sont, tout simplement des femmes.

    Il semble donc  important d’aller voir aux sources du message et faire l’effort de comprendre comment des femmes ont pu interpréter leur renaissance à la lumière de leur foi. Cette contribution n’est qu’une petite ébauche d’un travail qui mérite d’être approfondie, loin de toutes querelles partisanes.

    ________________________________

    [1] « La quête du savoir est une obligation qui incombe à chaque musulman (e) » Hadith rapporté par l’imam Ahmed selon Anas Ibn Malek.

    [2] « Al Içâba fi tamyiz aççahaba » (l’avis juste concernant le mérite des compagnons), édition  Al-Maktaba Al-‘Asriya, Beyrouth 2012.

    [3] « Ad- daw’e allami3 li ahli al qarn attasi3 »[3] (Le rayon doré de l’élite du 9ième siècle), édition Dar Al-Jil, Beyrouth, 1992.

    [4] « Tahdîb al asmâe wa loughât » l’imam An-Nawawi, edition Dar Al-Kotob Al-Îlmiya, Beyrouth, 2008.

    [5] « Târîkh Baghdâd » (l’histoire de Baghdad) Al-Khatib Al-Baghdâdi, édition Dar Al-Gharb Al-islami, Beyrouth 2001.

    [6] « Mou’ajam A’alâm An-Nisa’e » (Dictionnaire des femmes savantes célèbres) Omar Réda Kahala, édition  Mou’âssassat Ar-Rissâla, Beyrouth 2007

    [7] « At-Tabaqat Al-Kobra» Ibn Sa’âd, edition Makatabat Al-Khaneji, 2001.

    [8] « Siyar A’alâm An-Noubala’â », l’imam Chems-eddine Az-Zahabi, édition Mou’âssassat Ar-Rissâla, Beyrouth, 1996.

  • Le repentir, une prise de conscience

    Le repentir, une prise de conscience

    Professeur Omar MAHASSINE

    Le repentir de tout péché est une obligation, qui exige d’être accomplie immédiatement et en permanence. En effet, le fidèle est un être humain, sujet à de l’oubli, à de l’insouciance, à des manquements. Sa foi s’affaiblit, il se fait du tort, déplait à lui-même et commet des péchés. Mais Dieu est bonté infinie : « Il tend Sa Main la nuit pour accepter le repentir du pêcheur  du jour et le jour pour accepter le repentir du pêcheur de la nuit ; et ce jusqu’à la résurrection »[1].

    Dieu dit : « … Repentez-vous tous devant Dieu, ô Croyants ! Afin que vous récoltiez le succès »[2].

    Mon frère, ma sœur ! Saisissez la porte du repentir et pénétrez-y tant qu’elle est ouverte. Faites votre examen de conscience et constatez vous-mêmes l’ampleur des méfaits  que vous avez commis envers Dieu, envers autrui et envers vos propres personnes… Dieu aime l’adorateur qui reconnaît ses fautes et qui en demande l’amnistie. Cependant, le repentir requiert certaines conditions : que l’individu cesse immédiatement de commettre le péché, regrette sincèrement de l’avoir commis, décide de ne plus récidiver et  répare les injustices.

    N’oubliez pas qu’on s’achemine tous vers Dieu et qu’on va à Sa rencontre pour sûr. Ne soyez pas insouciants vis-à-vis de ce rendez-vous inéluctable. Ne retardez pas votre éveil spirituel jusqu’à l’heure de l’agonie, car l’éveil ne vous serait d’aucune utilité à ce moment fatidique. Purifiez vos cœurs, réformez vos conduites en imitant sincèrement le comportement du prophète (PSDL) afin de mieux vous préparer  à la rencontre ultime de Dieu.  

    Saisissez l’occasion de faire le bien tant que vous en êtes capables. Dans votre relation à Dieu, réparez ce que vous avez détérioré,  lavez ce que vous avez souillé, purifiez ce que vous avez corrompu. Réconciliez-vous avec Dieu, repentez-vous de vos méfaits et restez constant dans la repentance. Veillez à vous conformer à la voie de Dieu dans les épreuves et dans l’adversité, dans les difficultés et dans l’aisance, dans le bien et le malheur. Gardez confiance en Dieu et persévérez dans Son adoration et en Sa présence, vous verrez les flots d’amour et de paix intérieur qu’Il vous accordera.  

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    [1] Hadith rapporté par Moslim selon Abou Moussa Al Ash’âri.

    [2] Coran : S. 24, V. 31

  • La maladie de l’accoutumance aux bienfaits !

    La maladie de l’accoutumance aux bienfaits !

    Docteur Mohamed Râteb al Naboulsi

    Traduit par Professeur Laid BELLATRECHE

    Il y a bien une maladie secrète, une maladie des plus dures dont les aspects ne sont pas apparents.  Ses symptômes ne sont point visibles. Si toutefois on est atteint de cette maladie, notre souffrance sera très grande.

    Cette grave maladie est : L’accoutumance aux bienfaits.

    Ce mal se manifeste à travers quatre aspects :

    • Que tu t’accoutumes aux bienfais d’Allah comme s’ils n’étaient bienfaits. Tu en perds alors la conscience des bienfaits au point de les prendre pour de propres acquis.
    • Que tu t’habitues à rejoindre tes siens, ta famille. Les trouvant sains, tu ne glorifies pas Allah pour tout cela.
    • Que tu pars faire tes courses et ayant la possibilité de payer, tu en mets de tout dans ta voiture. Tu rejoins ton domicile sans être conscient du Bienfaiteur et sans Le remercier. Tu te dis alors que c’est naturel et que c’est ton droit dans la vie.
    • Que tu te réveilles chaque jour que Dieu fait, et te trouvant en paix, en bonne santé ne souffrant de rien alors que tu ne loues pas Allah.

    Prend garde ! Dans ces situations, tu es en danger !

    Si tu t’accoutumes au bienfait, tu manges alors que d’autres ont faim ; que d’autres ont quoi manger mais ne le peuvent.

    Loue Allah et remercie-Le autant que tu peux.

    Que tu rentres chez toi, alors qu’Allah t’a enveloppé de protection et d’affection de par la présence d’une maman, d’un père ou d’une épouse et d’enfants en bonne santé et dans le meilleur état.

    Loue Allah et remercie-Le autant que tu peux.

    Ne fait pas que la vie t’oblige à t’accoutumer aux bienfaits mais oblige plutôt ta vie à s’accoutumer à glorifier Allah Le Tout Puissant et à la remercier.

    Et si on t’interroge sur ton état, ne dis jamais :

    « Rien de nouveau ! ».

    Tu baignes dans de nombreux bienfaits que tu ne dénombres et qu’Allah a renouvelés  pour toi en ce jour et pour lesquels tu dois Le louer et Le remercier.

    D’autres que toi en ont été privés de ces bienfaits, ce jour-là !

    Plus d’une personne, alors en paix, se retrouve dans le tourment et la peur

    Et plus d’une personne bien portante se voit malade !

    Et combien de personnes jouissant d’un travail succombent au chômage

    Que de personnes riches deviennent démunies

    Que de voyant se voit perdre la vue

    Et combien de personnes saines deviennent infirmes

    Alors que pour toi, les bienfaits ont été renouvelés

    Dis, alors :   Louange à Allah de par la grâce de Qui se réalisent les bonnes choses.

    Et Louange à Allah Seigneur de l’Univers.

  • Sur le chemin de l’école

    Sur le chemin de l’école

    Professeur Laid BELLATRECHE

     ( إنّما يَخْشَى الله َ مِنْ عِبادِهِ العُلَماءُ ) .   سورة فاطر

    « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah »    Sourate Fatîr (Le Créateur).

    Doit-on rappeler des vertus du savoir alors qu’il est source de tous les mérites et de toutes les lumières ?. Après des vacances bien nécessaires pour se ressourcer vint la rentrée scolaire. Elle s’inscrit dans l’attente, dans un nouvel élan et dans des projets toujours fructueux ambitieux.

    Les vacances ne sont pas qu’une longue récréation mais un projet. Ce distancement par rapport à l’école est indispensable. Il permet le repos mais aussi un certain distancement par rapport à l’établissement scolaire. Cet écart nourrit une nouvelle envie d’apprendre et de se retrouver dans l’aire de l’école.

    La foi est indissociable du savoir. Il suffit de rappeler que le premier mot révélé dans le Coran est « Lis ». Plusieurs autres Versets coraniques et nombre de Hadiths soulignent l’importance du savoir et le confirment.

    En Islam, la quête du savoir,  la recherche, la méditation et la découverte ne sont pas que des agréments  mais de véritables  exercices de foi.

    De ce fait, la vocation et la responsabilité de l’école sont si grandes. Celle des encadreurs, des Professeurs l’est encore davantage. La mission éducative est ainsi entièrement partagée. Le rôle et l’implication des familles sont plus qu’essentiels. C’est cette implication collégiale et cette interaction permanente qui donnent sens à tout enseignement et génèrent des moissons toujours plus généreuses.

    Dans l’espoir de répondre au devoir,  le dialogue et la concertation sont plus que recommandés. On sait si bien que les méthodes d’enseignement sont sans cesse en pleine mutation dans un monde qui subit des évolutions majeures. Plusieurs études mettent en relief l’ennui que vit une grande proportion d’élèves à des niveaux différents. C’est dire que les méthodes doivent continuellement se remettre en cause en vue de rendre l’école plus attrayante et plus apte à atteindre les idéaux qu’elle recherche.  Les spécialistes de l’enseignement mettent au devant ce qui s’appelle aujourd’hui « la pédagogie amusante » : un enseignement qui se fait dans un cadre hautement convivial sans rien perdre en termes de rigueur et de bonnes manières.

    Très sommairement, rappelons de quelques illustres savants dans le monde musulman. Ibn Nafis est considéré comme le géographe de l’Europe.

    Avicenne a excellé dans l’étude des métaux, leur nature et leurs propriétés. Il embrassa bien d’autres domaines de la connaissance.

    Al Bayrouni a eu des découvertes très poussées en physique. Il eut l’ingénieuse idée de comparer la vitesse de la lumière à celle du son. Ibn Khaldûn est un illustre nom dans le domaine de la sociologie dont il est considéré comme le père de cette discipline.

    Le salut des sociétés et le bien-être de chacune et de chacun passera sans doute par l’école.

    Heureux retour à l’école, bonne rentrée scolaire à nos enfants et bon courage à Mesdames et Messieurs les Professeurs et les Responsables de l’éducation.

  • Dar Al-Arqam : L’école qui a formé les Compagnons du Messager (PSDL)

    Dar Al-Arqam : L’école qui a formé les Compagnons du Messager (PSDL)

    Professeur Omar MAHASSINE

    Avant de parler de l’école Dar Al-Arqam où le Prophète (PSDL) formait ses compagnons, façonnait leurs personnalités et reconstruisait leurs identités; il est important de récapituler la période mecquoise qui a treize années d’approfondissement de la foi, de défis, de détermination, de patience et de sagesse face aux persécutions des proches et des infidèles.

    Le Prophète (PSDL) a commencé tout d’abord par former un noyau d’hommes et de femmes afin de pouvoir porter le message et rayonner de ses valeurs. Mais, l’appel à embrasser l’islam et à adhérer à ce nouveau projet de société se faisait de manière secrète. A la troisième année de la prophétie, le Messager de Dieu a reçu la recommandation de propager le Message le plus largement possible et de le proclamer haut et fort.

    Les Quoraïchites ont commencé leur oppression et leur tyrannie contre les Musulmans. Les compagnons ont été frappés, torturés, humiliés et le Prophète (PSDL) également a eu droit aux insultes, aux humiliations de la part des Quoraïchites. Soumaya a connu une mort terrible et pourtant, les compagnons n’ont ni tué Abou-Jahl qui a assassiné Soumaya, ni placé des explosifs en représailles. Il n’y a eu aucun recours à la violence.

    Le Prophète (PSDL) et ses compagnons, quoique sur le droit chemin, n’ont pas imposé leur croyance, ni leur mode de vie, ni leur corps de principes à personne en l’avilissant. L’islam se propose à tous et ne s’impose à personne. C’est également en cette année que Hamza et ‘Omar ont embrassé l’islam. Qoraïche, voyant que les persécutions et les tortures ne faisaient que raffermir la foi des musulmans, donc elles ne donnaient pas les résultats attendus, alors ils ont essayé les négociations et les propositions alléchantes afin d’arrêter la propagation de l’islam.

    De la 6ème à la 9ème année ce fut le blocus des musulmans dans les cols des Bani Hâchem et ensuite l’année du chagrin où le prophète (PSDL) perdait ses principaux soutiens Khadîdja la pure et Abou Tâleb son oncle. Le Prophète (PSDL) a réalisé qu’il n’aboutirait à rien avec les Quoraïchites, il a donc cherché à appeler à Dieu d’autres tribus en dehors de la Mecque. Il n’a pas eu grand succès avec les habitants de Tâ’if. Peut de temps après, il y a eu des rencontres avec des gens de Médine ….

    L’importance de Dar Al-Arqam :

    Comment faire pour consolider la foi des compagnons, les doter de plus de force et de résistance devant les sévices, les persécutions et les tortures des infidèles qui peuvent les ébranler ? Comment faire sauvegarder le moral des troupes ?

    La solution réside dans la formation continue qui fut organisée durant trois années successives dans la maison de Al-Arqam Ibn Abi Al-Arqam. La méthode consistait à rassembler les fidèles pour approfondir leur foi, intensifier leur spiritualité, éveiller leurs consciences et raffermir leur relation à Dieu. À l’école Dar Al-Arqam, Les Musulmans ont appris :

    L’esprit d’équipe : la fraternité, les liens du cœur, l’amour en Dieu, l’entraide et le partage. Ce sont les ingrédients essentiels pour la cohésion et l’homogénéité du groupe.
    La pureté du cœur et la proximité de Dieu : les assises à Dar Al-Arqam étaient des assises de foi, de science et de spiritualité. Les prières nocturnes étaient réalisées quotidiennement.
    Une vision globale du projet de société proposé par le Prophète (PSDL) et un engagement sans faille pour porter et défendre ce projet quels que soient les sacrifices.
    L’importance de l’espoir. Il faut apprendre que le succès commence à pointer aux moments les plus sombres.
    La maîtrise de soi, la patience, la résistance et la persévérance quelles que soient l’oppression et l’injustice.
    La pleine confiance en Dieu : les veillés spirituelles, les prières nocturnes, la multiplication des invocations, le dhikr sont très nécessaires pour approfondir cette confiance. L’éducation spirituelle, l’éveil de  la foi  sont des moyens pour retrouver cette pleine confiance en Dieu.
    Le lieu de rassemblement ou le local est très important pour pouvoir réfléchir, mettre en place des projets et construire une dynamique. Le problème se posait pour le Prophète (PSDL) et les compagnons car Qoraïche ne devait se douter de rien. Le lieu proposé fut donc la maison de Al-Arqam Ibn Abi Al-Arqam qui était un jeune homme de 17 ans. Jamais Qoraïche, n’aurait pensé que ce jeune allait contribuer et risquer sa vie en mettant sa maison à disposition et au service du message.  C’est un acte de don important malgré les risques et un gage de véracité de la part d’al-Arqam.
    Plus tard, lorsque le prophète (PSDL) et ses compagnons ont fait exode à Médine, et que ceux qui ont fait exode (les mouhajirines) et ceux qui fait accueil (les inçars) ont fraternisé et partagé leurs biens ; le Prophète (PSDL) pour exprimer sa gratitude à Al-Arqam, lui a offert une maison.
  • Ces femmes érudites qui ont marqué l’islam de leur empreinte

    Ces femmes érudites qui ont marqué l’islam de leur empreinte

    Professeur Omar MAHASSINE

    Dans un contexte où l’islamophobie bat son plein et où les femmes musulmanes se retrouvent au milieu de débats passionnels. Certaines voix s’élèvent pour  interdire l’accès à l’université, l’accès au savoir et à l’émancipation à cause du voile.

     Disons-le sans ambiguïtés : Dans le monde musulman aujourd’hui, les femmes musulmanes sont infériorisées, opprimées, marginalisées et répudiées au nom de l’islam. Pourtant, l’islam n’établit aucunement une hiérarchie entre les sexes.

    Alors, La question se pose de manière insistante : Est-ce que les textes fondateurs de l’islam, en l’occurrence le Coran et la Sunna confirment l’oppression des femmes ? Ou bien c’est la lecture misogyne qui en est faite, qui est responsable de l’infantilisation  des femmes.

    Des coutumes rétrogrades qui ont reléguées les femmes au stade de mineures ignorantes et dociles en leur interdisant l’accès à l’instruction et en leur refusant le droit d’aller à la mosquée.

    La contribution décisive des femmes

    Pour autant, le message de l’islam,  depuis sa première révélation, a conjugué à la fois la libération spirituelle et la libération sociale des hommes et des femmes afin de les sortir du carcan de l’ignorance et leur ouvrir les horizons du savoir. Le savoir est une quête qui incombe au croyant (e) de rechercher tout au long de la vie.[1]

    En se penchant sur l’histoire du monde musulman, nous découvrons l’apport scientifique auxquelles des femmes musulmanes ont contribué. Les historiens ont consacré des ouvrages aux éminentes figures féminines qui se sont illustrées dans le domaine des sciences du hadith, du Fiqh, de l’exégèse, des lettres et de la poésie. Al-Hafid Ibn Hajar, dans son receuil « Al Içâba fi tamyiz aççahaba »[2] rapporte la biographie de 1543 femmes, dont des savantes certifiées, des docteurs de la loi et des  femmes de lettres.

    De même, l’historien As-Sakhawy a recensé  plus de 1000 savantes distinguées dans son ouvrage intitulé « Ad- daw’e allami3 li ahli al qarn attasi3 »[3] (Le rayon doré de l’élite du 9ième siècle). Et bien d’autres qui ont consacré des ouvrages aux femmes ayant brillé dans différents domaines scientifiques tels que l’imam An-Nawawi [4], Al Khatîb Al-Baghdâdi [5] dans son livre « l’histoire de Baghdad », ou encore Omar Réda Kahala [6] dans son « Dictionnaire des femmes savantes célèbres ». Dans son ouvrage de référence « At-Tabaqat Al-Kobra» [7], Ibn Sa’âd consacre une section entière aux femmes savantes.

    Aïcha, figure éminente des sciences du hadith

    Depuis la période du Prophète (Paix et salut de Dieu sur lui), les femmes ont toujours manifesté une soif de s’instruire, d’aller à la quête du savoir et d’exceller dans les disciplines qu’elles pratiquaient. L’épouse du Prophète Aïcha, est l’une des figures les plus importantes dans les sciences du hadith, non seulement en terme de transmission d’un grand nombre de hadiths,  consignés dans le recueil Sahih Al-Boukhari, mais également l’une des interprètes les plus consultées.

    Aïcha, était connue pour son érudition en matière de Coran, de sciences de la religion, de poésie et d’histoire. Urwa Ibn Az-Zoubeir rapporte : « Jamais je n’ai vu personne de plus instruit en matière de fiqh, de médecine ou de poésie que Aïcha »[8].

    Le long des siècles, de nombreuses femmes se sont distinguées en tant que références dans plusieurs domaines du savoir, et étaient  consultées par les étudiant-e-s dans les plus grandes mosquées et universités. Contentons-nous de mentionner quelques noms célèbres de femmes savantes en islam :

      Oum Adardaa : (décédée en 81 H/700) était considérée comme la référence dans les sciences des hadiths et sa notoriété dépassait celle de célèbres savants tels Al-Hassan Al-Basri ou Ibn Sirine. Oum Adardaa enseignait les sciences des hadiths et le Fiqh (droit musulman) dans les mosquées aussi pour hommes que pour femmes.

    Fatima fille de Hussein, fils de Ali : était l’une des femmes les plus savantes,(les plus intelligentes à enlever ) et les plus pieuses de son temps, si bien qu’elle était prise par Ibn Ishâq et Ibn Hicham comme référence pour la rédaction de la biographie du Prophète (Paix et salut de Dieu sur lui).

    Sayyida Nafissa fille d’Al-Hassan : (née à La Mecque en 145/762) était formée auprès de l’imam Malik à Médine. Elle était connue pour son grand savoir et sa rectitude. Elle s’est établie en Egypte, et a créé un cercle académique qui attirait des sommités religieuses de la stature de l’Imam Chafiî, qui se concertait avec elle en matière de fiqh et de sciences de la religion.

    Zaynab fille de Abass : originaire de Bagdad, fréquentait les assises de savoir de cheikh al-islam Ibn Taymia et était reconnue pour ses connaissances en Fiqh.

    Chahda fille d’Al Abari : était une agrégée des sciences du hadith ; plusieurs ulémas de la stature d’Ibn Al Jaouzi et d’Ibn Qudama l’ont eue comme professeure.

    Fatima Al Fihriya Oum Al Banîn : était une savante mais aussi une bienfaitrice, elle a construit la mosquée Al Qarawiyine à Fès au 3ième  siècle de l’hégire. La mosquée faisait office d’université, la première du genre dans le monde musulman.

    De grands savants musulmans ont été formés par des femmes savantes tels que l’Imam Ibn Hajr, formé avec cinquante de ses compagnons à l’école de Aïcha Al-Hanbaliya et celle de Zaineb. L’exégète As-Soyouti, avait comme professeur de Fiqh chafiîte Hajar bint Mohamed.  L’historien Ibn ‘Asaker avait été initié auprès de 1200 savants et 80 savantes. De même que Al-‘Asqalani, Az-Zamakhchary ou encore Ibn Hazm.

    La sclérose culturelle des musulmans

    Les exemples foisonnent de brillantes femmes savantes,  qui ont déclenchés une vraie dynamique d’acquisition de savoirs et de sagesses,  de contributions aux différents champs de la science. Aujourd’hui, la réalité dans le monde musulman est toute autre,  la femme a tout simplement été reléguée en arrière plan, et doit se faire de plus en plus discrète et invisible. Les lectures sclérosées de l’islam et les coutumes aberrantes, qui ont marginalisé la femme, portent une grande part de responsabilité dans la décadence du monde musulman.

    Après ce petit voyage dans l’histoire des femmes savantes dans le monde musulman, certes non exhaustive, mais dont la vocation est tout simplement de sortir du cloisonnement idéologique dans lequel l’actualité immédiate nous enferme. Et où les femmes musulmanes « soumises et stupides » devraient soit se justifier, ou bien s’excuser d’être ce qu’elles sont, tout simplement des femmes.

    Il semble donc  important d’aller voir aux sources du message et faire l’effort de comprendre comment des femmes ont pu interpréter leur renaissance à la lumière de leur foi. Cette contribution n’est qu’une petite ébauche d’un travail qui mérite d’être approfondie, loin de toutes querelles partisanes.

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    [1] « La quête du savoir est une obligation qui incombe à chaque musulman (e) » Hadith rapporté par l’imam Ahmed selon Anas Ibn Malek.

    [2] « Al Içâba fi tamyiz aççahaba » (l’avis juste concernant le mérite des compagnons), édition  Al-Maktaba Al-‘Asriya, Beyrouth 2012.

    [3] « Ad- daw’e allami3 li ahli al qarn attasi3 »[3] (Le rayon doré de l’élite du 9ième siècle), édition Dar Al-Jil, Beyrouth, 1992.

    [4] « Tahdîb al asmâe wa loughât » l’imam An-Nawawi, edition Dar Al-Kotob Al-Îlmiya, Beyrouth, 2008.

    [5] « Târîkh Baghdâd » (l’histoire de Baghdad) Al-Khatib Al-Baghdâdi, édition Dar Al-Gharb Al-islami, Beyrouth 2001.

    [6] « Mou’ajam A’alâm An-Nisa’e » (Dictionnaire des femmes savantes célèbres) Omar Réda Kahala, édition  Mou’âssassat Ar-Rissâla, Beyrouth 2007

    [7] « At-Tabaqat Al-Kobra» Ibn Sa’âd, edition Makatabat Al-Khaneji, 2001.

    [8] « Siyar A’alâm An-Noubala’â », l’imam Chems-eddine Az-Zahabi, édition Mou’âssassat Ar-Rissâla, Beyrouth, 1996.